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Confession Intime - Initiation de Laure

C.F.n°50 Confession d'une femme n°50
Date 06/03/05
Nom Laure
E-mail laurex71@hotmail.com
Titre Initiation

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En arrivant dans sa rue, je scrutais les maisons, tâchant de lire les numéros. Je ralentis, mais sans doute pas suffisamment, car je m'aperçus vite que je l'avais dépassée. Etais-ce un acte manqué ? Et si je continuais simplement ma route ? Ma vie serait plus simple, je m'excuserais un peu plus tard, puis oublierais tout de mon impulsion.

Mais non, je n'avais pas été jusque là pour renoncer maintenant, après avoir fait l'essentiel, initié l'échange, révélé mon attente, et surtout affirmé avec force ma détermination, lorsqu'il avait hésité devant l'aveu de mon inexpérience dans le sexe.

Je fis demi-tour, roulant cette fois très lentement, trouvai la maison et me garai. J'éteignis le moteur, restant un moment sans bouger. Respirant à fond, je repris le contrôle de moi-même. Lorsque les battements de mon coeur se furent calmés, je descendis de voiture.

Je portais un tee-shirt et un jogging, vêtements correspondant à mon activité alibi de ce samedi là. Leur manque d'élégance m'embarrassa soudain, je regrettai de ne pas en avoir emporté d'autres, j'aurais pu me changer dans la voiture.

Je m'approchai de la porte, calme en apparence, et sonnai. Si personne ne répondait, je me demandais si le soulagement l'emporterait sur la déception.

Un moment plus tard la porte s'ouvrit, et je le reconnus. Il me regarda, un sourire chaleureux venant après l'instant d'identification, puis d'un geste m'invita chez lui. « Venez », me dit-il par-dessus son épaule, « il n'y a personne d'autre ». Je l'espère bien, pensais-je.

Je le précédai dans le salon, m'arrêtai, me retournai vers lui. Je surpris son regard encore baissé, détaillant ma silhouette. Lorsqu'il releva les yeux, la lueur, son désir m'arrivèrent comme un choc, me faisant rougir. Nous restâmes chacun à bonne distance l'un de l'autre, et j'évitais maintenant de le regarder en face.

Mon cerveau tournait à toute allure. Je me demandais ce qu'il pensait de moi, comment il jugeait l'indécence de ma démarche, tout que je lui avais révélé plus tôt. C'était terriblement embarrassant. Le silence se prolongeait. Pourquoi perdais-je mon temps?

Juste au moment où je me décidais à repartir, cherchant une formule d'excuse, il indiqua la porte de la tête et dit : « Allons dans la chambre ». Toutes mes pensées s'évanouirent, je hochais la tête et le suivit. Apparemment la décision avait été prise pour moi.

Sitôt le seuil de la chambre franchi, il s'excusa et ressortit, me laissant une fois de plus face à mes pensées, à mes interrogations. Comment cela allait-il se passer ? Discuter, avouer un vieux fantasme, accepter de venir à un rendez-vous était une chose, plonger dans la crudité de l'acte était bien plus difficile.

Je regardais la chambre, le lit, que j'avais imaginés pendant tout le trajet qui m'avait mené ici. Ce souvenir envoya un frisson d'anticipation et de crainte dans mon corps.

Finalement, il revint, une grande serviette à la main, ferma la porte. Il étala la serviette sur le lit. Cette fois il me regarda dans les yeux, puis dit, « et bien, allons-y ?».

J'eus un bref sourire, traversai la pièce en m'éloignant de lui et pris sur le bureau la première chose que ma main trouva un calendrier, essayant très fort de cacher le rouge soudain monté à mes joues.

Alors que je feuilletais les pages du calendrier, je le sentis s'approcher de moi par derrière. En apparence je l'ignorai, continuant à tourner les pages. Intérieurement, mes pensées s'étaient figées, concentrées sur sa présence de plus en plus proche. Tous mes muscles s'étaient soudain tendus.

Il se pencha sur moi, sa respiration légèrement audible dans mon oreille alors que nos corps se touchaient. Ma poitrine se contracta. Je prétendais toujours l'ignorer, mais commençais à me sentir trembler et pouvais à peine distinguer les pages du calendrier a travers mes yeux mi-clos. Sans avertissement il fit glisser ses doigts, légèrement, sur l'arrière de mon jogging, son toucher se propageant depuis la surface de ma peau, puis déclenchant le frisson de tout mon corps, me surprenant par son intensité et me faisant presque lâcher le calendrier. En me voyant vaciller, il rit, mais ne retira pas ses doigts. De mon côté, je continuais à feuilleter les dernières pages, ignorant le fait que je ne voyais plus rien.

Finalement, je reposais le calendrier, alors qu'il glissait maintenant une main sous mon tee-shirt. Il mit un bras autour de ma taille, puis son autre main glissa vers le cordon du jogging, qu'il entreprit de desserrer. Je me laissais aller, penchant ma tête en arrière sur son épaule, me relâchant, le laissant faire. Avec un peu d'aide de sa part, le vêtement dénoué tomba à mi-cuisses. Ses doigts se glissèrent dans la ceinture de mon slip, il le descendit doucement, ses deux paumes glissant sur ma peau, envoyant un nouveau frisson dans tout mon corps. Puis ses mains remontèrent, me faisant gémir, pendant qu'il soufflait à mon oreille un compliment sur les formes dont il venait de souligner les contours.

Une de ces mains glissa devant, atteignant un point sensible, pendant que l'autre continuait à effleurer ma peau. La double caresse était insoutenable de douceur.

Mordant cruellement mon cou, il inséra un doigt, propageant un choc à travers moi. Ma respiration s'intensifia alors qu'il explorait, mon être entier sous l'emprise de son toucher.

Je tendis les bras en arrière et rapidement détachais sa ceinture et la fermeture de son jeans, glissant ma main tout d'abord sur l'extérieur du muscle dur de sa cuisse, puis brièvement caressant sa chair déjà érigée. Je me tournai, déboutonnai puis enlevai sa chemise. Il me poussa vers le lit, où je tombais sur le dos. Mon pantalon et mon slip à mes genoux, je m'assis un instant, entrepris d'enlever mes chaussures, mais il ne me laissa pas finir.

Il se pencha sur moi, me repoussant en arrière d'une main ferme sur ma poitrine. La pression de sa main à travers le tissu était presque douloureuse, mais en même temps délicieuse.

Je tendis les bras, frottais mes mains de ses épaules vers le haut de son dos, le rayant légèrement, en travers de ses muscles lisses et durs. En réponse, il descendit son autre main vers mes genoux, remonta entre mes cuisses, me faisant m'arquer en arrière et soupirer de plaisir alors qu'il atteignait à nouveau les points sensibles, les explorait tour à tour.

Je brossais rapidement mes mains le long de ses flancs pour pousser son jean et ses sous-vêtements aussi bas que je le pus, puis reportais mon attention sur le devant de ses cuisses, remontant. Je le caressais sur sa longueur, comme vérifiant sa rigidité maintenant complète.

Sans avertissement, il déporta son poids et se laissa tomber sur le lit à côté de moi. Il retira complètement les vêtements restés accrochés à ses genoux. Je me penchai sur lui, mais il me repoussa. Avant de le poser à côté du lit, il prit dans la poche de son pantalon deux petits objets.

Je compris son attente, son impatience, je me figeai un instant, un bref retour de la décence freinant le désir primitif. Il me fallait maintenant repousser toute pudeur, et m'offrir au sexe. S'inquiéta-t-il de mon hésitation ? Il me prit fermement aux épaules et me retourna face à la serviette.

Je fermai les yeux. La peur, et surtout la honte étaient revenues, j'avais terriblement conscience de l'impudicité de mon attitude, de mes vêtements repoussés et ne cachant plus grand chose, lui livrant l'objet de son désir.

Je l'entendis déchirer l'enveloppe du préservatif, pendant que je tremblai plus fort que jamais.

Il caressa l'arrière de mes jambes, d'abord de haut en bas, repoussant mes vêtements vers mes chevilles, puis de bas en haut, une par une, puis pesa de sa main sur l'intérieur d'une de mes cuisses, l'écartant.

Il s'agenouilla derrière moi, ses pieds reposant sur mes vêtements distendus. Puis vint le contact froid d'un liquide qui coula sur ma peau, que ses doigts guidèrent avec soin et douceur.

Il se pencha sur moi, je sentis un autre contact, celui de sa main qui le guidait vers son but, la pression provoquant une crispation réflexe. Il me murmura de compter moi-même jusqu'à trois.

Je dis un, immédiatement.

La pression de sa main augmenta, pouce et index m'écartant fermement. Ma crainte, ma honte s'évanouirent tout d'un coup, la sérénité m'envahit ; je savais maintenant l'affaire inéluctable, ne tenant plus qu'à deux petits mots à murmurer.

Je dis deux. Il pesa sur moi, m'arrachant un soupir, m'infligea juste assez de douleur pour que la suite vienne sans surprise, s'arrêtant aussitôt.

Je dis trois.

Il appuya fermement. Je le sentis distendre mes muscles, franchir l'obstacle dans une fulgurance de douleur. Réfrénant un cri, j'exhalais longuement pour la contrôler. Le plus difficile était fait, il était déjà plus loin que tout ce que j'avais connu auparavant.

Retirant sa main dont le guidage n'était plus utile, il m'empoigna par les hanches, s'enfonça lentement. Malgré la peine toujours vive, je l'aidais, l'amenant au plus profond. Le tremblement de mon corps était plus violent que jamais... Enfin ! Il pesait de tout son poids, la plénitude de sa chaleur et sa force entièrement en moi, la pression de son ventre dur sur ma peau.

Il commença à bouger, lentement, rajustant son angle pour atteindre d'autres nerfs, et c'est alors qu'arriva la surprise, une chaleur, une onde qui se propagea, remontant autour de son membre, s'étendit puis rebondit de mon bas-ventre au contact de la serviette. Allais-je, en plus, y trouver du plaisir ? Avec au début de la prudence, j'amplifiais son mouvement pour prolonger la sensation, mon pubis glissant loin en avant, profondément, avant de revenir vers l'arrière chercher au plus profond le contact qui envoyait l'onde irrésistible, qui à chaque fois commençait à m'arracher des jappements qui n'étaient plus seulement de douleur.

Egoïstement, je me concentrais sur ces sensations nouvelles pour moi, la peine étant toujours là mais plus sourde, mise à l'écart par la montée du plaisir. Mon partenaire restait silencieux, bougeant peu, attentif à mes réactions.

Très vite mes fesses palpitèrent, mes hanches gagnèrent une vie propre, tantôt pressant mon sexe sur la serviette, tantôt se rejetant en arrière, le soulevant pratiquement pour m'empaler plus. Une goutte de sa sueur se mêla à la mienne, coula le long de ma cuisse.

Lorsque je jouis, j'enfouis mon visage dans la serviette pour étouffer un long râle rauque, les pulsations de mon orgasme autour de son membre semblant ne jamais finir, revenant, et revenant encore, toute volonté annihilée par l'abandon à mes sens, alors que ma conscience se concentrait sur ces quelques secondes éternelles qui justifiaient tout le reste.

Lui n'en avait pas fini. Libéré du souci de mon plaisir, il commença un va-et-vient dans ma croupe maintenant inerte, progressivement trouvant son propre rythme, à mouvements brefs, secs, de plus en plus forts, se retirant à moitié avant de revenir à fond, à chaque fois, me ramenant à la douleur, une douleur vive mais consentie que j'accueillis au début sans broncher, que seules les saccades de mon souffle trahissaient. Lorsqu'il accéléra, à son tour égoïstement soumis à la montée de son plaisir, et augmenta encore la violence et la sécheresse de ses poussées, mon souffle se transforma en plaintes, qui ne le ralentirent en rien.

Puis il s'immobilisa soudain, son visage dans mes cheveux, ses mains tirant à toute force mes hanches, écrasant ma chair sous la sienne, déferlant en moi.

Il resta sans bouger quelques instants, le visage dans mes cheveux, tandis que je caressais doucement son flanc.

Il se retira, sans doute un peu trop tôt, provoquant un nouveau pic d'une peine maintenant lancinante.

Je me lovais dans ses bras, confortablement, finalement en paix, pendant quelques minutes, tandis qu'il reprenait son souffle.

Le bruit d'une voiture qui passait nous rappela à la réalité, nous nous séparâmes silencieusement. Il réunit ses propres vêtements alors que je n'eus qu'à rajuster les miens, revenant en quelques secondes à une apparence étonnamment normale, comme si rien ne m'était arrivé.

Je le regardais s'habiller, à regrets. Puis il enleva la serviette, rajusta les draps, ouvrit la fenêtre.

Je rentrai chez moi, dans les jours qui suivirent la douleur qui ne s'estompa puis disparut que lentement me rappela de plus en plus doucement le souvenir de mon initiation.

Laure.

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