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Confession Intime - L'anniversaire de Camille

C.F.n°64 Confession d'une femme n°64
Date 20/06/06
Nom Mimi (Photo)
E-mail Ne souhaite pas publier son e-mail
Titre L'anniversaire de Camille

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Au fond de l'étroit jardin dans la maison de Camille, tout était sombre autour de moi. Mes mains prenaient appui sur le tronc du dernier petit arbre qui délimitait la propriété, mon menton appuyé contre mes pouces. Les invités ne pouvaient pas me voir à cause de l'absence d'illumination, mais ma petite jupe était soulevée contre mes reins, et mes talons s'enfonçaient dans la terre molle, jusqu'à disparaître. Après avoir déplacé mon string sur ma fesse droite, Victor derrière moi m'avait pénétré ; ses mains tenaient mes hanches à la frontière entre le top et la ceinture en cuir. Son va-et-vient me rappelait que Michel était parti à Sophia-Antipolis depuis un mois et j'étais déjà en train de le tromper. Je n'éprouvais pas de plaisir physique, mais un grand plaisir cérébral à être là en train de me faire baiser par un mec qui ne m'attirait même pas.

L'après-midi, je l'avais passé à flâner seule dans le quartier Latin à la recherche de la énième paire de chaussures. Pendant ma séance de lèche-vitrines, je réfléchissais à la tenue que j'aurais endossée pour me rendre à la fête de Camille. Le complet en daim kaki me semblait approprié, car il était assez chaud pour un mois d'avril qui arrivait à sa fin, mais en même temps assez printanier. J'en avais marre de m'habiller de façon hivernale et souhaitais vivement l'arrivée de la nouvelle saison.

Devant les vitrines, plusieurs hommes m'avaient apostrophée de leurs commentaires au sujet de mon physique. Quelques-uns avaient essayé des approches avec une invitation à boire un café, signe que je ne devais pas être si mal dans mon jean taille basse qui mettait en valeur mes fesses. Mes bottines noires m'obligeaient à la démarche chaloupée propre aux talons hauts, et forçaient mon cul vers le haut ; mon blouson en cuir marron était assez court pour ne pas le cacher aux yeux des badauds. Comme Michel disait tout le temps : « Il aurait fallu interdire un cul semblable au mien », mais j'avais fait semblant ne pas entendre tous ces compliments, qui quand même me flattaient.

Mon mec depuis quatre semaines était parti pour présenter un projet informatique dans la Mecque de l'électronique française. Il me manquait, et en même temps la distance qui nous séparait me rendait heureuse, d'autant plus que, depuis quelques mois, notre relation battait de l'aile. On s'était promis de faire le point à son retour, mais j'avais eu la sensation que notre histoire était à un tournant décisif. Rien n'était encore joué, ni dans un sens ni dans l'autre, mais un vrai changement dans notre relation était nécessaire. Même au lit, lieu dans lequel on s'entendait le mieux, quelque chose devait changer, car Michel commençait à s'ennuyer fort. Il me trouvait assez passive et pas drôle, au point de me le dire de plus en plus souvent. De mon côté, je ne ressentais pas les mêmes sensations que j'avais éprouvées au début de notre relation, faire l'amour avec lui n'était plus aussi excitant.

Je me sentais vraiment délaissée, en manque d'amour, d'attentions et de câlins. Voilà donc la raison de ce soudain plaisir à recevoir des remarques qui dans un autre contexte m'auraient dérangée. Mais je n'avais même pas regardé les visages des hommes qui me lesavaient adressées. Je n'étais pas encore dans la phase de recherche d'un nouvel amour, car l'ancien n'était pas encore terminé, ou du moins je l'espérais. Quatre semaines sont longues quand on a le besoin, et l'habitude, de recevoir des attentions constamment. Aussi au niveau sexuel, le manque commençait à se faire sentir. Des fantasmes de plus en plus érotiques venaient hanter mes nuits, même si avant de m'endormir, je me touchais régulièrement.

L'anniversaire de Camille tombait bien, j'aurais la possibilité de voir mes copains et en particulier de bavarder un peu avec mes copines les plus proches. Un peu de distraction ne m'aurait pas fait de mal, au contraire ; mais loin de moi l'idée d'utiliser cette occasion festive pour draguer, ou me laisser draguer sérieusement. Une cour agréable et sans suite m'aurait suffi, histoire d'avoir la confirmation d'être encore séduisante et de plaire.

Une paire de sabots en bois de Dior, recouverts de veau velours, à talons hauts, exposée en vitrine, m'avait poussé à entrer dans le magasin de luxe qui n'affichait pas ses prix. J'avais laissé le vendeur me faire l'article et caresser le pied nu pendant l'essai. Il m'avait confirmé ce que je voyais déjà dans la glace, c'est-à-dire, ils semblaient faits pour moi. Je lui avais payé les 280 € en chèque ; l'adresse sur le chéquier était celle de Michel et le téléphone sur le bottin aussi. Il m'avait souhaité un agréable week-end en me souriant de façon ambiguë, et m'appelant par mon prénom : Lucie. C'était un joli garçon qui devait avoir au moins dix ans de moins que moi, mais qui, de toute évidence, était un vétéran dans les relations avec les clientes huppées de sa boutique.

Je retrouvai ma Twingo où je l'avais garée, miraculeusement sans contravention. J'étais rentrée chez moi pour prendre une douche et me reposer avant de me rendre chez Camille. Devant la glace de ma chambre, je terminai mon maquillage en le forçant un peu. La tenue assez décontractée, même très classe, permettait un peu plus de clinquant. C'était un ensemble trois-pièces : la minijupe taillée en biais, assez taille basse ; elle découvrait mon nombril que j'avais toujours refusé de décorer avec le bijou à la mode ; le top était à petites bretelles et un corset à manches longues, dans la même matière et dans le même ton. Le tout agrémenté de franges coupées brut un peu à la sauvage ici et là ; les boucles d'oreilles à plumes rouges, dont une longue et l'autre plus courte auraient complété l'effet. Je choisis mon string avec application en prenant l'un offert par Michel, sans oublier quand même de l'enfiler après les collants couleur chair, car mon collant avait de grandes ouvertures au pubis, aux fesses et sur les hanches, c'était la dernière minuscule barrière. Attentivement, je vérifiai que le collant ne débordait pas de la taille de la jupe, j'ajustai les trous de façon qu'ils soient symétriques. Personne n'était censé voir sous ma jupe, mais dans ma tête, il fallait que je sois impeccable.

À mon apparition, j'avais été accueillie par Régis, l'homme de Camille, qui avait pris mon manteau et qui m'avait déclaré me trouver très en beauté. Dans les yeux des autres hommes, j'avais vu que j'étais à croquer ; dans ceux des filles déjà présentes, un peu de jalousie. Je montai à l'étage avec mon petit cadeau dans une main et une flûte de champagne offert par Régis dans l'autre. L'escalier sans rambarde, en colimaçon, et la jupe très courte avaient rendu encore plus silencieux un salon déjà déconcerté par mon entrée.

Camille était en train d'achever sa toilette, à mon apparition, elle avait tout laissé tomber pour m'embrasser et me mettre une main aux fesses.

- Mais tu es magnifique, s’était-elle exclamée. Très sexy. Ce soir, tu vas faire un malheur. Salope. Ils vont tomber tous raides. Et ces chaussures ! Où les as-tu trouvées ? Très belles ! Et Michel est là ?

- Je viens de les acheter. Elles m'ont coûté une fortune. Voilà ton cadeau. Non, encore dans le Sud. Tu es très belle avec cette robe noire.

Comme d'habitude entre copines, nous parlions, nous nous répondions et nous nous lançâmes des sourires sans nous interrompre pour écouter les réponses, les hommes ne peuvent pas nous égaler dans ce domaine.

Après cinq minutes de bavardage à toute vitesse, j'étais descendue à nouveau, attirée par la musique et pour laisser Camille achever sa préparation. Il y avait déjà pas mal de monde, beaucoup d'invités étaient aussi mes amis. Je me faufilai dans la foule en saluant les convives que je connaissais, et en serrant les mains de ceux qui me venaient présentés. Je récoltai pas mal de compliments, quelques-uns un peu salaces envoyés par les amis plus intimes. En traversant le salon, j'avais atteint la porte-fenêtre qui donne sur le jardin, et j'avais sorti de mon petit sac à bandoulière une cigarette en passant le seuil. Un briquet s'était enflammé avant que je puisse saisir le mien, et sans regarder qui me le présentait, j'utilisai sa flamme.

- Tu es très belle ce soir. C'était la voix du propriétaire de la main qui me le tendait. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas rencontré.

Une fois ma cigarette allumée, je soulevai mon regard pour croiser le visage de mon interlocuteur.

- Merci ! avais-je répondu, sans reconnaître tout à fait l'homme qui me complimentait.

Son visage m'était familier, comme sa voix, mais je n'arrivais pas à me souvenir d'où. C'était un mec de mon âge et de ma taille, mais avec mes talons il demeurait plus petit que moi ; physique ordinaire, presque insignifiant, très dégarni, avec des lunettes très communes. Son costume en flanelle beige semblait assez classe, mais sur lui perdait de sa valeur. Sans cravate, le col de sa chemise blanche était ouvert et laissait apparaître une massive chaîne en or. Il ne m'embrassa pas, signe qu'on n'était pas si intimes.

- Tu as changé, je me souviens de toi avec quelques kilos de plus, avait-il continué sur sa lancée, mais cela te va très bien. Tu as changé en mieux.

- Merci, tu es très gentil, je cherchai fébrilement dans mes souvenirs, mais rien ne remontait à la surface.

J'utilisai la cigarette pour gagner du temps, j'aspirai la fumée plusieurs fois pour éviter de dire des bêtises. Heureusement, Liliane qui cherchait à regagner le salon passait par là ; je l'avais croisée et saluée à mon arrivée, mais je fis semblant de la voir à l'instant même :

- Ah Liliane, je te cherchais !

Puis en m'adressant à mon inconnu, mais sans lâcher le bras de Liliane :

- Excuse-moi, mais je dois dire quelque chose d'important à Liliane. À plus tard !

Liliane ne comprenait pas mon attitude, mais me suivit docilement en direction de la cuisine.

Une fois plus loin, je lui expliquai mon embarras et elle chercha à m'aider à retrouver la mémoire. Il s'appelait Victor, fils d'un riche homme d'affaires, était une connaissance de Camille et Régis, et avait fréquenté notre cercle d'amis quelques années auparavant. Je devais l'avoir rencontré pendant l'une de leurs fêtes, et aux dires de Liliane, il avait essayé de me draguer plus d'une fois. D'ailleurs, elle me confirma qu'il courtisait presque toutes les femmes célibataires, mais à cause de son manque de charme, il ne collectionnait que des râteaux. Il se baladait tout le temps avec de grosses quantités de cocaïne qu'il distribuait largement dans l'espoir de coucher avec les filles. Parfois, il lui arrivait effectivement à atteindre son but, mais il n'avait pas de relations suivies, au moins on ne lui en connaissait pas. À cause de sa générosité, il était accepté dans plusieurs milieux et il était connu par pas mal de monde, y compris dans d'autres cercles d'amis communs. Il avait eu des histoires avec la police, mais l'argent et les connaissances de son père avaient réussi à le tenir loin de la prison.

Je me souvenais vaguement de quelque chose dans ce genre, mais tout ça restait assez confus. Liliane me rassura, qu'il n'était pas méchant, et qu'il se comportait grosso modo de façon correcte. Sa drague était assez lourde, mais il suffisait de lui dire non parce qu'il arrêtait tout de suite. Tout cela expliquait pourquoi je ne me souvenais pas trop de lui ; pour quelle raison aurais-je dû me rappeler d'un mec plutôt insignifiant, et avec lequel rien ne s'était passé, même pas une engueulade.

Enfin, ma curiosité satisfaite, je retournai à la fête, dansai beaucoup, picolai un peu et bavardai avec plusieurs amis, filles et garçons. Michel de temps en temps revenait dans mes pensées, quand quelqu'un me demandait de ses nouvelles, mais pas trop.

Les yeux brillants de pas mal de monde, et des doigts qui comprimaient des narines tout en reniflant me faisaient soupçonner que la distribution de cocaïne avait déjà commencé. À plusieurs reprises, Victor collé à son appareil numérique prenait des photos des invités en train de danser, et je fus immortalisée à maintes occasions. Je me surpris à lui envoyer un sourire enjôleur pendant l'une de ces prises de vue. Il n'attendait que cela. Il me fit signe de m'approcher pour me proposer un rail, me l'avait chuchoté dans mon oreille pour couvrir la musique. À mon hochement de tête affirmatif, il me prit par la main et me guida vers la salle de bains du rez-de-chaussée. Nous la trouvâmes déjà occupée, mais sans abandonner ma main, il me fit signe qu'on allait attendre.

- Ça va ? Tu t'amuses ? s'informa-t-il gentiment.

- Oui, ça va, et toi ?

- Ça va ! Tu danses bien et tu es très sexy !

- Merci, c'est très gentil.

La porte des toilettes s'ouvrit pour faire sortir une fille très courte vêtue qui avait le visage et le cou encore humides. Je ne l'avais jamais rencontrée, mais elle connaissait Victor, car en nous voyant franchir la porte, elle nous emboîta le pas.

- J'en aimerais avoir encore un peu, si c'est possible !? avait-elle imploré en s'adressant à Victor.

- Oui, bien sûr, si tu veux, avait été sa réponse.

Sans attendre, elle avait déjà fermé la porte derrière son dos, et patientait en roulant un billet de 10 € qu'elle avait sorti de je ne sais où, jusqu'à en faire un petit tuyau. Nous nous retrouvâmes ainsi tous les trois autour du meuble dans lequel avait été incrusté le lavabo. Cette rencontre ne me déplut pas, car j'étais gênée à l'idée de demeurer seule avec Victor dans la salle de bains. Il sortit une boîte en métal de sa poche revolver, et versa une petite partie du contenu sur une glace de voyage qu'il avait trouvée proche du lavabo. Avec une carte de crédit, il prépara des rails avec la dextérité de l'habitué. Je les laissai se servir en premier en m'asseyant sur le bord de la baignoire, mes jambes légèrement pliées en diagonale.

- Vous allez voir, c'est de la bonne, avait-il déclaré d'un air connaisseur.

La fille s'était jetée déjà sur la dope et l'aspirait bruyamment, elle avait choisi attentivement les rails plus fournis sans se gêner.

- Cet ensemble te va très bien. Tu ressembles à une squaw, mais en mieux, avait affirmé Victor, après m'avoir observé de haut en bas. Ta peau mate épouse parfaitement le style. Même tes chaussures.

- Tu es très gentil, je suis flattée, je le pensai sincèrement, même s'il avait prononcé ces mots avec un ton de voix très gauche.

Le même compliment, je l'avais déjà entendu dans la bouche d'autres amis pendant la soirée, mais avec beaucoup plus de naturel. J'étais contente de mon choix vestimentaire, qui confirmant mon bon goût, d'ailleurs travaillant dans la mode, il n'en pouvait pas être autrement. Quoi que, je connaissais dans ce milieu des personnes qui n'avaient pas toujours bon goût.

Sa tête relevée, la fille fixait le plafond comme pour mieux faire descendre la cocaïne le long de ses narines, et reniflait fort afin d'inhaler les dernières parcelles, un doigt contre la paroi externe. Victor me faisait signe de m'approcher et après avoir nettoyé une canule, il m'invitait à me servir. Sa main autour de ma taille me poussait vers la glace, je reniflai deux des quatre rails qui restaient sur le miroir, mais je faisais bien attention à ne pas faire de bruit avec mon nez. J'avais horreur de ça. J'étais pliée en deux sur le plan de travail, ma minijupe bien remontée à l'arrière découvrait mes jambes et peut-être plus. Heureusement, Victor était debout à mes côtes, sinon il aurait vu mon collant à trous.

Pendant que je prenais ma dose, la fille était sortie de la salle de bain, non sans avoir déposé un baiser hypocrite sur la bouche de Victor, en remerciement. Après qu'elle eut disparu, il reverrouilla la porte, et, profitant du fait que la fille n'était plus là, il fit atterrir d’autre poudre sur le miroir. Deux nouvelles lignes plus conséquentes prirent forme, et les deux autres furent renforcées.

- Excuse-moi, mais cette fille est un véritable aspirateur, je ne pouvais pas préparer des rails corrects. Je t'en prie, sers-toi.

- Après toi, déclarai-je, en déclinant son offre.

Je le laissai prendre sa dose, mais mes yeux étaient rivés sur le loquet fermé de la porte, aurait-il essayé des avances ? Et dans ce cas, quelle aurait été ma réaction ? Une fois terminé, il m'invita à compléter ma prise. Avant de me plier, cette fois, je mis mon bras autour de mes jambes pour empêcher la jupe de remonter. Mais Victor se montrait tout à fait correct, car il regardait les rails disparaître du miroir, tout en rangeant sa boîte magique dans la poche de sa veste.

- Tu as quelqu'un en ce moment Lucie ?

- Oui et non ! Pour la vérité, je ne sais plus dans quelle catégorie me ranger.

- Je comprends.

Les quelques grains de cocaïne dispersés sur la surface lisse aboutirent sur ses gencives, avec ce geste que j'avais vu faire par les habitués de cette drogue : un doigt qui malaxait la muqueuse buccale.

- Viens, on va danser, me dit-il en ouvrant la porte.

Il avait saisi encore une fois ma main et m'entraînait au centre du salon. Nous dansâmes plusieurs morceaux, pendant que la cocaïne commençait lentement à faire son effet. Il n'était pas un bon danseur, mais pour me faire plaisir m'accompagna sans rechigner, prenant de temps en temps des pauses pour récupérer. L'euphorie me gagnait, je me sentais plus gaie et agréablement chouchoutée par les attentions qu'il me prodiguait. Il m'avait apporté à boire, allumait mes cigarettes, me faisait des compliments et me faisait danser. Un chevalier servant très attentionné avec parfois des comportements un peu trop serviles. Il se rendait ridicule aux yeux des autres invités qui nous observaient, mais il semblait ne pas s'en apercevoir, ou il les ignorait tout simplement. Je ne le trouvais pas attirant, mais cela me faisait du bien d'être courtisée, même avec maladresse. Il ne représentait pas un danger, un peu plus petit que moi, il ne me faisait pas peur, même pas physiquement. J'aurais pu bien me défendre, car la banlieue m'avait appris à me battre. Il n'était pas non plus une menace pour mon couple, car il n'arrivait pas à la cheville de Michel, ni sur le plan intellectuel, ni sur celui du charme.

- Je te trouve très très attirante et j'aimerais te revoir, m'avait-il glissé dans le creux de l'oreille pendant une danse.

- Pourquoi pas, avais-je répondu par politesse, mais lui laissant dans les faits une porte ouverte.

Quand un slow retentit dans les hauts parleurs, il me prit par la taille et se colla à moi. Je sentais son sexe dur sous son pantalon contre mon ventre, et ses mains sur ma peau au milieu de ma cambrure. Je ne sais pas si c'était la coke, son érection ou le manque de sexe, mais je trouvai presque agréable ce contact. Un état d'excitation me gagnait à fur et à mesure de sa cour, à cause de cette farouche volonté de me faire plaisir avec tous les moyens. J'étais devenue en quelque sorte sa muse, à qui il se dédiait coeur et âme. Mes mains demeuraient autour de ses épaules et ne le repoussaient pas ; il comprit ainsi qu'il avait quand même une chance.

- Tu me plais beaucoup, me déclara-t-il.

Il n'attendait pas une réaction de ma part, il se contentait d'exprimer ce qu'il ressentait. Je ne devais pas participer à la conversation, ni lui déclarer la réciproque, ma présence lui suffisait. Probablement, il était assez content de ne pas avoir reçu un énième refus et acceptait mon silence comme un signe encourageant. Je trouvais cela très reposant, avec Michel j'étais tout le temps sous pression, il était tellement exigeant que chaque moment ensemble ressemblait plus à un travail qu'à du plaisir. Effectivement, j'avais avec lui d'autres compensations, un sourire sur ses lèvres me récompensait de tous mes efforts. Je me sentais aimée par lui et en évolution continuelle, mais cela demandait une concentration de tous instants, et à la longue c'était très fatigant.

La main de Victor avait désormais glissé au-dessous de mon top et paume ouverte, il caressait mes reins. Ce contact avait franchi la limite de la danse pour devenir beaucoup plus intime, si je le laissais faire, je ne pourrais plus le tenir à distance par la suite. Je décidai de faire semblant de rien, mais je savais qu'en décalant ma décision, je plongeais dans le pétrin.

Ici et là, les convives roulaient des joints et se les passaient dans ce rite immuable dont fait partie la marijuana. Quand la musique changea, nous sortîmes bras dessus bras dessous sur la terrasse pour fumer une cigarette, l'air dans le salon était devenu irrespirable. Je m'appuyai au mur de la maison pendant que Victor faisait claquer son briquet en or. Tout à l'heure, j'avais remarqué que même sa grosse montre était dans le même métal, comme la chaîne autour du cou. Il devait être assez riche pour se permettre de tels bijoux, mais je ne croyais pas que son argent venait de la cocaïne. Il devait probablement travailler, mais je ne savais pas dans quel domaine. Pour la première fois dans la soirée, je lui adressai une question :

- Qu'est-ce que tu fais en ce moment ?

- Je te regarde, car tu es vraiment très belle.

- Non, je disais dans la vie.

- Je cherche une fille comme toi.

- Je parle de ton travail ! insistai-je, lui montrant mon air de tendre reproche, un peu boudeuse.

Après un moment d'hésitation et un sourire amusé, il m'expliqua qu'il travaillait dans la finance, mais sans beaucoup plus de précisions. Je n’en savais pas plus au sujet de sa source de revenus, mais il me confirmait qu'il avait vraiment flashé sur moi.

Nous nous baladions un peu dans le jardin en fumant nos cigarettes. Je ne sentais pas le froid, mais je n’étais pas sûre qu'il faisait chaud. La cocaïne probablement excitait mes sens, mais pas celui qui mesure la température ; bizarre, car j'ai été toujours assez frileuse. Mes talons s'enfonçaient dans le sol encore humidifié par les pluies récentes. J'avais dû m'appuyer à plusieurs reprises sur son avant-bras pour ne pas me tordre la cheville, et Victor se pencha contre mon cou pour y déposer un bisou.

- Tu sens bon. J'adore. C'est quoi ton parfum ?

La sienne n'était pas une véritable question, mais l'excuse pour me glisser un autre compliment et m'embrasser. Je ne sais pas s'il avait déjà compris que j'étais très sensible à ces remarques, mais le sien, ce n'était pas un baratin classique, il y avait une partie de vérité, je le sentais.

Il attendit d'être derrière un buisson pour m'enlacer et m'embrasser sur la bouche avec sa langue. On était au moment du non-retour, après ce baiser, je ne pouvais plus faire marche arrière, et je ne le fis pas.

Il glissa sa main sous le top pour atteindre ma poitrine et la caresser par-dessus mon soutien-gorge. Au bout d'un moment et sans réfléchir, je baissai ma main pour la poser sur sa braguette, et sentis son sexe dans son pantalon. Il n'était pas très grand, mais je n'étais pas sûre qu'il était déjà en pleine érection. Avec l'autre bras, je lui entourai les épaules pour l'attirer encore plus à moi, ne voulant pas voir ses yeux me regarder. Je sentis ainsi son corps se décontracter subitement, il devait être assez tendu, car le moment de la confirmation était arrivé : j'avais accepté ses avances.

- Tu es vraiment très belle et très sexy. Tu m'as toujours plu, et ce soir encore plus.

Il ne cessait pas pour autant de me tripoter, sa main avait franchi la barrière du soutien-gorge, et l'autre s'engouffrait sous ma jupe pour tâter mes cuisses. Il m'embrassait sur la bouche, puis le cou et me léchait les lobes des oreilles. Je sentais sa main sur la peau de ma hanche, exactement à l'endroit où il y avait l'ouverture du collant. Ses attouchements et ses baisers ne m'enthousiasmaient pas, c'était simplement agréable, même la drogue inhalée n'arrivait pas à me faire ressentir des sensations fortes. Je continuai à caresser son sexe à travers le tissu jusqu'au moment où sa main abandonna ma cuisse, pour pouvoir baisser le zip de son pantalon. Il se recula une seconde pour sortir son sexe de la double couche de tissu, puis il m'enlaça à nouveau. J'avais vécu la même scène vingt ans auparavant avec un copain de lycée dans l'entrée de mon immeuble, et je trouvai cela très drôle. Je repris le massage de son sexe, cette fois à nu, comme je l'avais déjà effectué à l'époque. Il avait un pénis des plus normaux, tant en longueur qu'en épaisseur, j'en étais ravie. Surtout, je ne désirais pas qu'il possède un grand organe, car je préférais qu'il ne s'imagine pas que ce soit la raison de notre relation. D'autant plus que je n'avais pas envie d'une grosse bite, à la longue elles deviennent assez lassantes, car chaque rapport sexuel ressemble à une performance sportive.

Le poids de mon corps enfonçait les talons de mes sabots dans la terre, je devais tout le temps les extirper et changer de position pour ne pas perdre complètement l'équilibre. Quand j'étais au plus bas, le visage de Victor était à la hauteur du mien, quand je me déplaçais, il m'embrassait le cou. J'aimais qu'il soit plus petit que moi, cela me donnait du pouvoir sur lui ; ses handicaps l'obligeaient à redoubler d’efforts pour rester avec moi. Par la suite, je pourrais me permettre beaucoup plus de caprices, car il devait surmonter un cap important. Il n'était pas beau, ni costaud, ni très bien monté, n'avait pas de classe ; il était riche, mais l'argent n'avait pas d'emprise sur moi. Pour me garder, il fallait vraiment qu'il s'occupe très bien de moi.

Fatiguée par cette gymnastique à laquelle m'obligeaient les talons, je me décalai vers l'arbre qui se trouvait à côté du buisson, en espérant que là, la terre puisse être plus compacte à sa base. Le tronc n'était pas très épais, mais il aurait fait l'affaire pour s'y appuyer, et le buisson continuait à nous masquer des regards des autres invités. Je les voyais entre ses branches, la porte-fenêtre du salon ouverte, et en contre-jour des silhouettes sur la terrasse. Ils ne pouvaient pas nous voir à cause de l'absence d'illumination et parce qu'ils ne faisaient pas attention à nous.

- Excuse-moi, mais mes talons s'enlisent dans la terre.

Il avait acquiescé en signe de compréhension et avait suivi mon déplacement, son sexe dressé dans la pénombre.

- Tu es magnifique... Très belle... Vraiment très belle.

Dans le ton de sa voix, je compris qu'il ne devait pas avoir eu de rapports sexuels depuis quelques temps. Je n'étais pas moche, mais je n'étais pas non plus un top-modèle. Ses compliments me rassurèrent quand même, c'était bien s'il me voyait ainsi, mais l'important c'était qu'il conserve cette image après avoir atteint son but. Je devais lui en mettre plein la vue, au point de lui faire croire qu'il avait trouvé la perle rare.

Je pris donc les choses en main.

- Est-ce que tu as un préservatif ? lui demandai-je, à brûle-pourpoint.

- Non, et toi ?

- Non plus. Et toi, as-tu fait des analyses récemment ?

- Oui, cela fait deux mois, tout est en ordre, depuis je n'ai pas eu de rapports. Et toi ?

- Moi, ça fait plus longtemps, mais j'ai eu des relations seulement avec Michel. Donc, en principe, il n'y a pas de problèmes.

Indirectement, il m'avait confirmé être en manque, mais n'étais-je pas moi-même dans une situation identique ? On avait déblayé la question de la capote, mais il nous restait encore quelques doutes tant à l'un qu'à l'autre. Néanmoins, on n'avait pas beaucoup d'alternatives, il fallait que chacun de nous fasse confiance à l'autre. Je fis encore une fois le premier pas, avec provocation, je m'appuyai face au tronc en balançant mes fesses vers lui. Ma main droite soulevait la très courte jupe, en découvrant mon cul, pendant que j'écartais bien mes jambes.

- Viens, l'invitai-je à s'approcher.

Il ne se fit pas prier, et acheva de rabattre le restant de ma jupe. La peau nue de mes fesses contrastait avec les coutures du collant qui l'entouraient, créant ainsi une sorte de cible dont le centre était mon sexe. Je le voyais par-dessus mon épaule, comme je voyais approcher son pénis à mon entrejambe. Puis, je sentis son sexe, contre le sillon de mes fesses, se frotter tout le long de la ficelle de mon string, qu'il chercha à saisir avec deux doigts pour la déplacer sur le côté.

Entre temps, je me léchai abondamment le bout de mes doigts pour lubrifier l'entrée du vagin sous le triangle de ma petite culotte. J'étais complètement sèche, tous ses attouchements ne m'avaient pas excitée, et il fallait donc lubrifier la partie. Me voyant m'agiter de la sorte, il pointait son sexe contre les grandes lèvres pour les frotter avant d'entrer. Ma main était restée dans mon string et le guidait dans la juste direction. La pénétration ne fut pas aisée, mais pas douloureuse, je dois avouer que je ne ressentais pas grand-chose. Son sexe était en moi, mais il effleurait seulement mon point « g ». Ses mains avaient saisi mes hanches, elles me tiraient vers lui par saccades ; il cherchait à pousser son pénis vers le fond de mon vagin, sans l'atteindre. Les talons de mes sabots s'enfonçaient à nouveau dans la terre sous la pression de son va-et-vient et de mon poids. Il soupirait de plus en plus bruyamment, et moi je n'étais même pas au début de mon excitation.

Par contre, ce qui me faisait prendre mon pied était la situation : personne parmi les invités n'imaginait que j'étais en train de me faire baiser par Victor au fond du jardin, presque sous leurs yeux. C'était un plaisir cérébral amplifié par la cocaïne auquel je m'abandonnai, en plus le risque d'être surprise par les autres accentuait mon plaisir.

Pour compenser le manque de sensations physiques, je me caressai le clitoris avec application, pendant qu'il accélérait son rythme.

- Victor, fais attention, ne viens pas à l'intérieur !

Il me pénétra encore deux ou trois fois pour après sortir et gicler sur mes fesses, en me laissant sur mon désir.

- Voilà, c'est fait, je n'en pouvais plus, affirma Victor, puis après une pause : et toi, ça t'a plu ?

Il était absolument convaincu que j'avais joui.

- Oui, j'ai bien aimé, mentis-je sans pudeur, mais ç’a été un peu rapide. La prochaine fois sera meilleure.

Je fouillai dans mon sac à la recherche de mouchoirs en papier, tout en extirpant mes talons des nouveaux trous que j'avais percés dans la pelouse. Nous nous essuyâmes le mieux qu'on pouvait et Victor en profita pour pisser un coup. Je défroissai mon ensemble, cherchant à être la plus digne possible et je sortis de derrière le buisson. Il me rejoignit sur le sentier et nous nous allumâmes des cigarettes. Le retour à la terrasse fut accompli en silence ; nous scrutâmes les invités qui s'y trouvaient, mais personne ne semblait se soucier de nous.

- Je vais chercher à boire. Tu veux quelque chose ? m'informa Victor.

- Oui, quelque chose de fort me fera plaisir. Une vodka, si tu en trouves.

Il se dirigea vers le buffet avec une démarche incertaine, pendant que je m'asseyais sur l'accoudoir d'un canapé. J'espérais le revoir. Il avait atteint son but maintenant. S'il avait été attentionné jusque-là seulement pour me baiser, son attitude aurait changé dans les prochaines minutes, voire les prochaines heures.

Mais, je me trompais. Il m'apporta ma vodka, puis me fit encore des compliments et il me proposa de me ramener chez moi et/ou de me passer un peu de cocaïne. Je déclinai gentiment les deux offres, en particulier celle de la dope, je ne voulais pas lui donner le sentiment qu'elle avait contribué à notre rapprochement. Je lui déclarai être très fatiguée et il m'accompagna à ma voiture, où nous échangeâmes nos numéros de téléphone. Je le quittai, mais d'abord il m'embrassa avec fougue. Son haleine sentait le tabac mélangé à l'alcool et une odeur qui avec vraisemblance devait être celle de la coke. Il était quatre heures du matin, et il me promit de m'appeler le lendemain.

Dans le chemin du retour, je me demandais si mon attitude était raisonnable, mais pour l'instant il ne fallait pas trop y penser. Si je ne le revoyais plus, le problème n'en était pas un, excepté pour mon moral.

Arrivée à la maison, je me déshabillai rapidement pour me glisser dans le lit nue, l'envie de me toucher ne m'avait pas quittée depuis le jardin. Mes jambes bien écartées, j'occupai l'espace complet du matelas, une main sur mon clitoris, l'autre sur un téton dressé. Je soulageai la tension qui me tenaillait dans un très fort orgasme, la poudre inhalée avait finalement amplifié mes sensations.

Lucie.

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