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Fantasme de Femmes

F.F.n°06 Fantasme d'une femme n°06
Date 03/12/04
Nom Ashaïna
E-mail ashaina1979@yahoo.fr
Titre Entre rêve et réalité

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La pièce est plongée dans la pénombre, les rideaux sont fermés, rien ne laisse percevoir ce qu’il se passe de l’extérieur. La pièce en elle-même n’a pas réellement d’importance, elle n’est que le lieu de notre rencontre, de notre histoire. Tu es face à moi, la légère euphorie qui nous étreignait encore quelques instants auparavant s’est dissipée, comme si cette pièce avait eu le pouvoir de la faire s’évader de nos esprits, ou peut être est-ce toi … je ne sais pas.

Tu es si calme maintenant, si serein, et pourtant, un peu anxieux je le sens, tout comme moi. La soirée s’est passée en tête-à-tête, dans un petit restaurant non loin de là. Nous avons bien profité du repas, un peu de la boisson aussi, mais si peu finalement. Nous avons discuté, échangé quelques idées, rit souvent. Que ta présence est agréable, que ton sourire me charme, s’agrandissant en écho au mien. Nous nous sommes observés, nous nous sommes sondés, et l’ambiance faisant, la confiance est passée reine, la soirée était des plus agréable.

Puis le pas de la porte est arrivé, la chambre. L’esprit gai et effervescent de la soirée s’est calmé, comme tout d’un coup intimidé par l’ambiance calme qui règne en ce lieu. Nous sommes face à face, silencieux, les yeux plongeant dans le regard de l’autre, emprunt d’envie et de tendresse. La parole n’a plus de valeur ni d’importance. Seuls les actes en ont, les gestes, les émotions, les sensations.

Je ne sais combien de temps nous nous sommes observés, mais tu t’es libéré le premier de nos regards hypnotiques, franchissant les quelques centimètres séparant nos corps et nos visages. Seules tes lèvres sont venues à ma rencontre, chaudes et voluptueuses, procurant un baiser d’une tendresse infinie, bousculant mon coeur, inondant mon corps de chaleur. Le pas est franchit, nous savons l’un et l’autre qu’il n’y aura plus de retour possible, l’angoisse encore présente se libère, laissant place à cet amour bridé, de peur que son ampleur ne fasse trop de mal.

Nos lèvres continuent à se mêler, et malgré le désir passionné qui nous étreint, elles restent délicates et fragiles, comme si un mouvement trop brusque pouvait nous faire disparaître en un rêve éphémère à la triste irréalité. Je sens alors tes mains, commençant à me parcourir, simple frôlement, souffle imperceptible. Tu évites soigneusement la peau, laissant toujours le vêtement messager de ton contact, me donnant l’indice de leurs présences, mais sans aucun équivalent de leurs douceurs et chaleurs. Cette sensation m’excite, promesse d’une future caresse, mais si lointaine pourtant … j’ai tellement envie de te sentir contre moi, de sentir tes mains me parcourir, m’explorer, fouiller chaque recoin de mon corps. Et dans ce moment interminable, l’attente est si douloureuse, mais si agréable à la fois.

Le baiser cesse, nos regards se perdent de nouveau l’un dans l’autre quelques instants. Ils témoignent de notre envie, de notre désir, de notre amour, nous encourageant mutuellement. Tu commences alors à me déshabiller, hottant avec une extrême lenteur chacun de mes vêtements. Tu les fais glisser sur moi, faisant bien attention à ne pas me toucher directement, encore une fois. Le contact du tissu caressant me fait frissonner, et j’essaye parfois d’entrer en contact avec ta main, d’un petit mouvement du buste ou du bassin, comme pour capturer ta présence. Entreprise sans grand succès, ce qui ne fait qu’accroître ma frustration, et mon plaisir dans un même élan.

Tes vêtements tombent en même temps que les miens, perdant chacun à notre tour un peu plus de notre mystère. Ton corps m’attire comme un aimant. Tes yeux si chaleureux et amoureux, ta bouche délicieuse et tendre, ton torse se soulevant imperceptiblement au rythme de ta respiration silencieuse, tes mains si douces et attentionnées, ton bassin où déjà se dresse fièrement ton désir. Ton corps m’appelle, j’ai tellement envie de lui répondre, de lui appartenir, de lui être dévoué, mais je sais qu’il est encore trop tôt, que l’extase n’arrivera que par la lenteur du temps qui passe. Ta main s’avance vers moi, ton regard est rivé sur mes seins dont les pointes sont déjà dressées de plaisir. Mais tu n’oses encore les toucher, ne faisant que les caresser dans le vide, à juste quelques centimètres de leur chair tremblante. Ta tête se penche légèrement de coté, ne les quittant pas du regard. Je sens alors que tu es torturé par le même mal que le mien, étreint par l’envie de les toucher, de les redessiner de ta main, d’en exciter d’avantage les pointes. Cette envie tant de fois imaginée, tant de fois rêvée, maintenant qu’elle est devant toi, juste à portée de main, juste à quelques centimètres de ta paume enflammée, tu n’oses y croire, tu n’oses t’avancer, comme si ce simple contact les ferait disparaître à jamais... terrible et si délicieuse attente.

Je n’y tiens plus, je ne peux résister d’avantage à cette torture. C’est moi cette fois qui franchi les quelques centimètres qui nous séparent, déposant avec douceur l’objet de tes désirs entre tes mains. Moment divin que cette sensation de ta peau contre la mienne. Tu ne bouges pas encore, comme si tu devais t’habituer à l’existence de cette matière, de cette réalité, avant de pouvoir l’explorer. Tu apprécies ce moment autant que moi, je le sais, je le sens. Tu commences avec toujours beaucoup de délicatesse à parcourir mes seins, redessinant leurs courbes, moulant leur galbe. Tu tournes autour de leur centre, effleurant parfois leur sommet. Tu joues avec, et mon corps en subit l’écho, symphonie d’ondes de plaisir et de chaleur, ondulant sur leurs rythmes.

Tu as conscience de ton emprise sur mes sens et mes émotions. Faisant durer le plaisir tant que possible, tu romps le contact, et me prend par la main, m’invitant à m’allonger sur le lit tout proche. Je t’obéis sans une hésitation, m’allongeant de tout mon long sur le drap, me lovant devant toi, jouant de mes jambes et de mon corps, me rendant le plus désirable possible à tes yeux. Mon regard ne quitte pas le tien, mes yeux sourient, complices des prochains moments de plaisirs qui viendront libérer mon âme de ses tourments.

Tu t’allonges à moitié auprès de moi, toujours très proches, sans trop de contact pourtant. Tu reprends les caresses laissées auparavant, mais tu les prolonges cette fois au reste du corps, passant sur mon cou, mon visage, se mêlant à mes cheveux, se perdant dans les collines et vallées mouvantes de mes hanches, de mes flancs, de mes seins, de mes cuisses. Tes doigts sont légers, parfois juste un souffle, parfois plus présents, changeant de direction alors que je ne m’y attends pas, disparaissant pour réapparaître ailleurs dans un frisson de plaisir. Mon corps s’anime sous tes doigts, instrument de musique t’appartenant et dont les cordes invisibles seraient ma peau.

J’éprouve tant de plaisir, je sais que ce n’est qu’un début, que ce ne sont que les prémices de notre amour. Tu me donnes tant sans réclamer, mais je sais que ta récompense réside dans la vision de ce corps étreint par toutes ses sensations dont tu es la source aimée et aimante. Cette pensée seule me ravie et provoque une nouvelle onde de chaleur parcourant mon corps, raisonnant dans mon bassin. Mes yeux se sont fermés, donnant une emprise tout autre aux sensations qui me parcourent, les magnifiant avec délice. Ta main me quitte, plus aucun contact ne se fait. Je ne veux ouvrir les yeux, gardant l’attente du renouveau, le coeur battant, une moue suppliante sur le visage. L’absence ne fut pas longue, et pourtant, quelle sensation. C’est de tes lèvres que tu t’empares de mon cou, l’embrassant à sa naissance. Ta langue me caresse, quel délice, quelle sensation merveilleuse …

De mon cou tu descends avec beaucoup de lenteur sur mon buste, sur mes seins, honorant comme il se doit leurs pointes accueillantes, les tétant avec douceur. Mais si peu de temps, tu reprends ton voyage, faisant moult détours, tes mains suivant les rails de mes hanches et de mon bassin. Avant même que tu n’atteignes ton but, j’en frémis de plaisir et de désir, folle de cette lenteur que tu m’imposes. Déjà mes jambes se relèvent sensiblement, te dévoilant plus ouvertement le centre de mon être en furie. Tes mains finissent leur course en s’emparant de mes fesses, que déjà tu caresses, tu malaxes, jouant avec leur volume, quelques doigts se perdant parfois dans leur sillon. Pendant ce temps, ton visage est arrivé au sommet de mon intimité. Tu humes dans une ample inspiration son parfum, te perdant dans son duvet. J’en ressens tellement de plaisir …Je n’ai qu’une hâte, celle que tu poursuives l’exploration de mon être brûlant.

Comme répondant à ce désir, je te sens descendre encore d’avantage. Du bout de ta langue, tu caresses la crête de mes lèvres. Le plaisir procuré me fait instantanément ouvrir les jambes, te laissant une vue totale sur mon intimité mouillée de désir. Tu dégages tes mains, les faisant alors passer par-dessous mes jambes pour revenir à leur origine, reprenant leurs caresses. Tu plonges de nouveau vers ce trésor offert, n’appartenant plus qu’à toi. Tu entreprends d’ouvrir mes lèvres, les parcourant dans leur longueur, passant à tour de rôle sur leur intérieur, puis leur extérieur, revenant t’enivrer dans le parfum de leur duvet protecteur, et partant de nouveau à leur assaut, goûtant le nectar de mon plaisir.

Mon corps frémit de toute part, une main vient se perdre dans tes cheveux, alors que l’autre part à la rencontre de mes seins, leur apportant une caresse appuyée. Mon ventre se met à onduler, suivant les vagues de plaisir me parcourant sans relâche. Ton exploration continue inexorablement, délicieusement. Te retirant parfois pour contempler ce don, tu reviens en chatouillant à petit coup de langue précis ce bourgeon d’amour qui ne demande qu’à s’épanouir, m’arrachant des plaintes languissantes. Tu me relèves parfois de tes mains pour t’aider à atteindre ton but, ta langue farouche descendant et remontant d’une traite jusqu’au noeud rose dissimulé plus bas et que tu t’évertues à démêler de tes doigts.

Tes attentions chahutent mon corps et mon esprit, ma respiration n’est plus que saccades, mes pensées ne sont que délires. Je te murmure mon amour et mes envies, je te supplie de me délivrer de ces tourments, de m’emmener à cette jouissance salvatrice, même si elle doit signifier l’épuisement total de mon être. C’est alors que tu plaques ton visage contre moi, enfonçant ta langue au tréfonds de mon être, me fouillant tant que tu le peux, et aspirant fortement la liqueur de notre amour. S’en est trop, mon esprit chavire, mon corps se dresse traversé par un éclair, un profond gémissement vient troubler le silence de la chambre, mon corps explose en une onde de plaisir saturant chacun de mes sens. Tu continues à me fouiller pour prolonger mon plaisir, recueillant au passage la semence de ma jouissance.

Lentement, la tension s’évacue, mon corps et mon esprit regagnent petit à petit leur calme et leur lucidité, juste traversé de temps à autre par quelques soubresauts, reliquat de ma jouissance... plénitude infinie...

Ta langue me quitte. C’est part petits baisers successifs que tu remontes sur mon corps, ta peau effleurant la mienne, quittant mon intimité, passant sur mon ventre, remontant la vallée de mes seins, se réfugiant dans mon cou. C’est dans ce mouvement unique que tu me pénètres, sans brusquerie ni arrêt, continuité de ton avancée. Je ne peux contenir un soupire de satisfaction, me mordant légèrement la lèvre inférieure. Et tu ne bouges plus, savourant toi aussi ce simple moment de fusion charnelle. Toi dans un fourreau chaud et soyeux, moi t’accueillant dur et dressé.

Tu te redresses alors sur tes avants bras, évitant de peser sur mon corps, contemplant les expressions de mon visage épanoui par l’amour. Tu commences un mouvement lent et ample. Aucun empressement, que des sensations. Tu glisses en moi comme si je n’étais faite que pour te recevoir, et cette sensation réveille en moi les braises de mon désir. Nos regards se mêlent, nous y lisons l’amour mutuel, le désir, la tendresse. Tu te penches sur moi, déposant un baiser sur mes lèvres. Moment que tu choisis pour casser le rythme en rentrant jusqu’à la garde en une fois. Surprise, j’entrouvre les lèvres pour laisser échapper un gémissement, tu en profites pour t’insinuer en moi, capturant ma bouche.

Une vague de chaleur m’envahi. Mon corps se cambre légèrement, mes seins venant toucher les tiens. Je te sens tressauter en moi. Tes mouvements s’accélèrent, perturbés de temps à autre par une remontée plus rapide qui m’arrache des soupires de contentement. Tu quittes ma bouche, descend vers mes seins, prenant avec avidité l’un, puis l’autre, les embrassant, les mordillant. Mes mains caressent ton corps et ta tête, fouillent tes cheveux, t’encourageant sur ma poitrine. Mon corps bouge au rythme de tes mouvements qui commencent à s’affoler. Tu perds le contrôle, je le sens, je le perds aussi. Nos ébats ne sont plus que désordres et chaos.

Nos bassins se heurtent de plus en plus fort, nos respirations sont haletantes, nos mouvements sont saccadés et crispés, difficilement contrôlables, mon corps n’est plus qu’une symphonie de sensations et de plaisir. Je lutte pour repousser ce moment, mais déjà je n’y tiens plus. Dans un souffle je te murmure ma jouissance. Tu te redresses alors, te tendant de tout ton corps. Tu te libères enfin dans un râle, récompense divine de cette retenue pour me mener au plaisir. Je t’accompagne dans ce moment d’extase, également terrassée par ce deuxième assaut. Tes bras te trahissent, te ramenant à mon corps, ta tête tombant dans mon cou et mes cheveux. Je te sers contre moi tant que je peux, toujours tendue sous l’emprise de la jouissance. Le temps se suspend, nous ne sommes plus qu’un seul être, mêlé par la chair et dans l’âme.

Moment d’éternité, et pourtant si vite envolé... l’orgasme se dissipe, retombant progressivement. Tu entreprends un léger mouvement de va et viens, accompagnant la descente du plaisir, jusqu’à ce que nos coeurs se calment, nos respirations reviennent. Puis tu te dégages avec douceur et roule sur le coté. Tu me prends dans tes bras, me murmurant avec tendresse que tu m’aimes. Tu me caresses doucement le visage et les cheveux, comme pour me consoler. Je me blottis dans tes bras, cherchant ta chaleur et ton réconfort.

Mes bras t’entourent, ma poitrine vient reposer contre ton torse, ma tête se loge sous la tienne. Ce moment est si doux et mon être si comblé que le sommeil déjà m’appelle et m’absorbe inexorablement. Ta présence m’accompagne jusqu’au dernier moment, chaude et rassurante. Même lorsque l’oublie m’aura enlevé à tes soins, tu continueras cette caresse, chargeant ta mémoire de mon visage endormi et serein, de mon corps blotti et heureux contre toi, appréciant ce contact si simple, et pourtant si précieux. Puis le sommeil te prendra aussi, t’apportant le repos salutaire, emplit de rêves merveilleux.

Ashaïna.

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