| F.H.n°07 | Fantasme d'un homme n°07 |
| Date | 11/05/04 |
| Nom | Mickaël (Photo) |
| keulou@hotmail.com | |
| Titre | Hommage à Alex Jardin |
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J'aime les fantasmes que l'on peut lire dans les romans d'Alexandre Jardin. Voici le mien, j'adorerai le pratiquer, mais ma timidité maladive m'en empêche. Et puis faut-il réaliser tous ses fantasmes?
Il me faut tout d'abord une complice. Une femme de préférence brune, les larges hanches, le visage rond, souriant. Elle a la trentaine ou la quarantaine, mariée, mais perdue dans la routine du quotidien. On ne se connait pas. On se croise parfois et le fait de ne pas lui parler laisse la place à mon imaginaire... sans le vouloir je l'idéalise...
Un jour je tombe par hasard, sur son adresse internet (elle est peut-être présidente d'une association ou de je ne sais quoi qui peut posséder un site avec son adresse e-mail). Je lui écris sous un mail anonyme.
Je lui dis que je la trouve belle et attirante. "Je ne vous connais pas. Vous ne me connaissez pas et pourtant, chaque fois que je vous croise, j'ai envie de vous enlever à votre vie morne. J'aimerais tant vous aborder, faire votre connaissance, et puis surtout vous séduire... mais cela m'est impossible car je n'ai jamais vraiment su le faire. Et puis je ne veux pas que vous vous mépreniez sur moi j'ai envie de vous mais je ne suis pas un séducteur, un homme à femmes, un conquérant... je n'ai pas une envie égoïste... car je rêve de vous donner du plaisir, ce plaisir qui nous est interdit car je suis marié comme vous. Je ne veux pas tromper qui que ce soit... je veux vous faire l'amour comme si nous n'avions pas d'existence en dehors de l'instant où je vous prendrais dans mes bras... Je veux vous aimer comme si le temps s'était arrêté et que rien n'avait plus d'importance... Un ami qui vous veut du bien"
Quelques jours plus tard, je reçois une réponse: "Cher inconnu, votre message m'a beaucoup ému. J'ignore qui vous pouvez être mais sachez que j'ai moi aussi peur d'aller à l'aventure malgré mes envies les plus secrètes. Vous dites que vous n'êtes pas un de ces "hommes à femmes" mais vous savez je donnerais cher parfois pour être séduite. J'aimerais qu'un homme me regarde à nouveau comme mon mari le faisait au début de notre relation. Cela dit, bien que j'ai envie également de faire l'amour, je ne peux me risquer à une aventure. Et si nous tombions amoureux l'un de l'autre, imaginez les conséquences pour nos deux vies et pour nos familles. La sagesse réclame de ne jamais nous rencontrer"
Pas entièrement déçu du message, je décide de tenter la réalisation de mon fantasme: "C'est tout à votre honneur de vous inquiéter du risque à vivre une aventure. Ceci dit, je connais une façon astucieuse pour que nous fassions l'amour sans nous rencontrer. Nous pouvons nous aimer sans nous voir et sans nous parler pourvu que tous nos sens soient en éveil!..."
A ma grande surprise, elle répond favorablement à mon projet. Elle ne me pose pas de question ni sur mon âge ni sur mon physique. Elle ne se fie qu'à mes quelques mots et je ressens un réel désir de sa part de faire l'amour.
Nous fixons rendez-vous un après-midi à l'hôtel. Elle arrive à l'heure dite, je suis déjà venu et la porte est restée ouverte. Elle entre dans la chambre mais je n'y suis pas. Les rideaux sont fermés. La lumière est tamisée. Sur le lit une lettre avec de nouvelles instructions. Elle lit et s'éxécute: elle se couvre les yeux avec un bandeau noir et attend patiemment sur le lit. Les minutes sont longues et entretiennent l'excitation de cette femme. Elle se demande même un moment ce qu'elle fait à cet instant dans une chambre d'hôtel à attendre un parfait inconnu.
C'est alors que la porte s'ouvre, j'entre à mon tour. Je la vois, vêtue d'une petite jupe noire, de collants noirs et d'un charmant décolleté. Je m'approche, elle a deviné ma présence, elle frémit. Je souffle légèrement dans son cou pour réveiller ses sens et je commence à l'effleurer du bout des doigts. Son coeur et le mien battent à toute allure. Je pose mes lèvres sur sa peau et je la prend doucement dans mes bras. Mes mains caressent ses cheveux tendrement et nos lèvres se touchent. Nous nous embrassons et ces instants sont décisifs: va t'elle aimer ma bouche? Passé la surprise de la découverte, nos langues s'emmêlent et je sens sous mes doigts que son corps se détend. C'est gagné.
Ma main passe sur ses jambes. Je la caresse entre les cuisses et elle les serre au moment où je passe sous la jupe. J'atteins son sexe et je frotte ma main doucement contre le tissu de sa petite culotte. Ma bouche est descendu dans sa gorge puis je commence à libérer ses seins de son décolleté. J'en prend un en bouche. Ma langue parcourt l'aréole du téton puis je serre ce dernier entre mes lèvres et enfin j'aspire doucement. Ses mains se serrent contre ma tête. Elle soupire.
Je la fait basculer sur le dos et je lui enlève doucement sa culotte en dentelle noire. Puis je descend ma tête contre son ventre et mes lèvres viennent se poser sur son sexe découvert. Mes lèvres commencent à caresser son clitoris et son vagin par un doux frottement. Son humidité vient déjà me mouiller les lèvres et je sens sa forte odeur. Mes joues se frottent contre ses cuisses et je sens mon sexe commencer à durcir dans mon jean. Je donne peu après des coups de langue rapides sur les parois du clito. Elle gémit. Un doigt entre dans son vagin et je commence à lui donner du plaisir. Ses mains se crispent par instants dans mes cheveux.
Je viens ensuite goûter à son sexe en la pénétrant de ma langue. Je sens son plaisir au bout de ma langue. J'imagine que mon amante qui ne voit rien commence à oublier où elle est et qui elle est comme dans un rêve.
A peine ressortis de son sexe, la belle brune se redresse et vient m'embrasser fougueusement, goûtant du même coup à son propre sexe. Elle déboutonne mon jean et je l'encourage en le baissant mais c'est elle à son tour qui me fait basculer sur le dos. Elle cherche à tâton où commence mon boxer afin de le faire glisser. Mon sexe se dresse fièrement et ma maitresse vient poser sa main chaude dessus. Elle commence à le caresser, à me masturber puis je la vois dans la pénombre qui se penche pour me prendre en bouche. Sa bouche moite m'avale le gland et l'emprisonne d'une langue habile. Elle initie un lent va et viens tout en me caressant les couilles.
De mon point de vue j'admire cette princesse anonyme les yeux bandés, ma queue entre ses lèvres, les fesses levées et les jambes écartées. Sa croupe est à portée de ma main alors je remonte le long de son collant puis au-delà du porte-jarretelle jusqu'à ses fesses rebondies. Je remonte sa jupe (qu'elle porte encore) et je lui presse une fesse, sentant sa mouille au bout de mes doigts. Elle me suce de plus en plus vite et je commence à gémir de plaisir. J'attire ses jambes et elle collabore à mon désir en enjambant ma tête. Sa chatte se pose sur mon visage et sa bouche ne quitte pas mon membre. Le 69 semble durer une éternité...
Quand nous nous lassons de ces longs préliminaires, mon amour que je ne connais pas vient s'empaler sur moi. Mes mains se posent sur ses hanches et elle commence à me chevaucher rapidement. Nous gemissons de plus en plus au rythme de la cavalcade. Elle fatigue alors je relaye aussitôt en la pénétrant avec fougue. Elle se penche sur moi, ses seins s'écrasent contre mon torse, son dos s'arrondit et moi je la tiens fermement afin la prendre de plus en plus vite en me soulevant.
Nous alternons ainsi dans la même position et je vois son visage grimacer de plaisir à plusieurs reprises. Je me concentre alors sur ses sensations à elle, oubliant de jouir pour son plus grand bonheur. Quelques minutes plus tard, nous reprenons notre souffle. Quand les caresses reprennent, je lui attache les mains dans le dos et je la tourne à genoux devant moi. Elle se plie en deux et pose sa tête contre l'oreiller mais elle écarte ses cuisses et relève sa lune. J'admire sa splendide croupe et ses larges hanches.
Je m'approche d'elle. Je la sens haletante et frémissante. Je guide ma queue de la main derrière elle et je pose mon gland contre son clito. Je caresse son sexe du bout du gland. Je sens sa mouille m'humidifier le pénis. Et surtout je la sens qui brûle de désir d'être pénétrée à nouveau.
J'entre en elle doucement et je pose mes mains sur ses hanches. Je la prend ainsi de plus en plus vite et bien. Elle suffoque rapidement de plaisir, a du mal à tenir sur les genoux mais je la maintiens fermement. J'accélère la cadence et ses fesses viennent se fracasser contre mon ventre. Puis nous basculons en avant. Je me retrouve tout contre elle. Je finis par jouir ainsi. Nous nous retournons et nous prenons dans les bras l'un de l'autre.
Nous nous calinons dans le calme sans dire un mot. Puis nous reprenons nos ébats encore et encore des heures durant.
Quand l'heure approche, je l'embrasse en guise d'au-revoir et sors en premier. Elle enlève son bandeau et ne me reconnaît pas quand je la croise dans la rue ou au supermarché. Et moi je feins de ne pas la reconnaître par prudence pour préserver nos vies...
Mickaël