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Histoire érotique - L'abri

V.E.n°12 Vos Ecrits n°12
Date 03/04/05
Nom Laure
E-mail laurex71@hotmail.com
Titre L'abri

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Le blizzard soufflait, projetant avec force des projectiles glacés sur leurs visages douloureux. Laure savait qu'ils étaient perdus.

Plusieurs heures auparavant, elle s'était irritée de l'impatience de son mari devant son allure régulière mais lente. Elle lui avait enjoint de la laisser tranquille et de rejoindre la tête du groupe. Elle-même était restée avec les plus lents, un couple et un homme placide, entre deux âges, au physique imposant mais à la technique de ski précaire.

Alors qu'ils approchaient du village, le ciel s'était assombri, les nuages noirs se regroupant à une vitesse redoutable. Lorsque la tempête était arrivée, en quelques minutes ils ne purent plus voir la moindre trace de piste dans le monde de blancheur qui les entourait. Leurs skis s'enfonçaient dans la poudreuse, rendant leur progression de plus en plus pénible.

Il faisait maintenant presque nuit. Laure suivait le couple, l'homme massif, gêné dans la neige profonde par son poids, fermait la marche, suivant à grand peine.

Laure l'entendit crier, quelque chose le fit arrêté. Elle alerta ses autres compagnons, et ils revinrent, se regroupèrent autour de lui.

Il leur montra une masse indistincte dans la neige, dégagea un peu de neige de son bâton. Laure vit qu'il s'agissait d'une minuscule cabane, un abri plutôt, avec un toit très bas, à moitié effondré sous le poids de la neige.

Ils se concertèrent. Laure ne voulait pas rester là. La cabane était minuscule, et sans chauffage ils y mourraient de froid. L'homme insista. Comme isolant, la neige qui recouvrait tout serait cette fois leur alliée. De toutes façons ils n'avaient guère le choix, dans l'obscurité leurs chances de tomber au hasard sur le bon chemin était infime, et ils n'auraient pas la force de rester en mouvement jusqu'au matin.

L'homme déchaussa, secoua la neige sur lui, puis se glissa tant bien que mal par l'ouverture trop étroite pour lui. De son sac, il sortit une couverture de survie, une fine toile métallisée, dont il recouvrit le sol.

A son tour Laure déchaussa, enleva autant de neige que possible de ses vêtements et le suivit, suivi par le couple, la femme en premier.

A grand peine, gênés dans leur mouvement par l'obscurité maintenant presque complète et leurs mains glacées, ils rassemblèrent leurs sacs à dos et obturèrent complètement l'entrée étroite.

Ils ne pouvaient plus guère bouger, devant rester pratiquement allongés sur la couverture, côte à côte, dans l'ordre dans lequel ils étaient rentrés dans l'abri. Au milieu, le toit incurvé descendait dangereusement sous le poids de la neige, laissant peu de hauteur, et Laure pouvait à peine relever la tête.

A l'initiative de l'homme, maintenant le chef implicite de leur petit groupe, et au prix de contorsions supplémentaires pour fouiller leurs sacs et leurs poches dans l'obscurité, ils partagèrent leurs maigres provisions, un bidon d'eau, quelques biscuits, des barres énergétiques. Laure dut enlever ses gants, et durant le partage fut surprise de sentir les mains chaudes de l'homme, s'y attardant un moment. Seul parmi eux quatre, il ne semblait pas avoir froid.

L'homme suggéra qu'ils enlèvent leurs vestes et les partagent, en construisant ainsi une seule grande couverture, les éléments étant reliés tant bien que mal par quelques boutons. Laure s'exécuta à grand peine et participa à la construction malgré ses doigts rigides, coincée entre ses deux voisins.

Ils se serrèrent, tous sur le côté, la femme tournée vers son mari, Laure se serrant à son tour contre son dos, un peu crispée mais contente de ne pas être sur un bord, avec la sensation un peu embarrassante de la présence de leur sauveur derrière elle. Il n'était pas temps d'être regardante sur la promiscuité, seule la chaleur comptait. Peu de temps après, Laure perçut une onglée dans ses doigts et ses pieds. La chaleur revenait dans ses extrémités, c'était bon signe.

L'homme avait eu raison, leur abri était bien isolé par la masse de neige, alors que la couverture les préservait de l'humidité du sol. Laure pensa qu'ils allaient peut-être survivre jusqu'au matin, finalement.

Laure et le couple parlèrent un moment, tout d'abord épiloguant sur l'inquiétude de leurs proches, l'envoi d'hypothétiques secours. Puis ils parlèrent de tout et de rien, de vieux souvenirs de camping, riant à quelque plaisanterie. Qui était le scout qui avait aussi mal monté le toit de leur tente, bien trop bas? Derrière Laure, l'homme parlait peu, et à un moment Laure comprit à sa respiration devenu régulière qu'il s'était endormi.

Tous se turent, puis essayèrent de s'endormir à leur tour. Au début le bruit des arbres furieusement agités par le vent gêna Laure. Mais elle était fatiguée par la journée de ski, elle avait maintenant chaud, et se sentait en sécurité à défaut d'être à l'aise, toute proche de l'homme à la placidité rassurante.

Elle se demanda encore ce que son mari allait penser. Il passait probablement une très mauvaise nuit, sans pouvoir savoir qu'elle n'était pas en train d'errer dans la tempête. Après tout, cela lui servirait de leçon. Si une autre fois il voulait l'entraîner dans ce genre d'aventure, il n'avait qu'à rester avec elle. Avant de s'endormir, une de ses dernières pensées fût que si son mari avait été là, elle ne voyait pas bien comment il aurait pu tenir dans l'abri déjà bien rempli par eux quatre. Il n'y avait pas sa place...

Lorsque Laure se réveilla, il faisait toujours nuit, le noir était total. Le silence la frappa, le vent s'était finalement calmé. Puis un bruit l'intrigua, à la fois familier et saugrenu dans cet environnement.

Elle réalisa qu'elle n'était plus au contact de la femme. Elle avança une main, avec précaution et se figea, au contact bien identifiable d'une peau nue et chaude.

Elle retira précipitamment sa main, resta immobile quelques minutes. Tout était silencieux.

Puis le bruit reprit, un souffle, le froissement de la toile métallisée de la couverture, et Laure comprit. Le couple à coté d'elle était en train, le plus discrètement possible, de faire l'amour. Visiblement, la femme avait réussi l'exploit d'enlever ou de baisser le strict nécessaire parmi ses vêtements, malgré le manque de place.

Laure resta figée et totalement silencieuse. Il en était de même de l'homme dans son dos, mais Laure n'entendait pas sa respiration pourtant toute proche. Il devait aussi être réveillé, et avait lui aussi pris le parti de faire le mort.

Lorsque les amants ne parvinrent plus à limiter l'ampleur de leur mouvement, la hanche nue de la femme commença à venir rythmiquement au contact de sa propre cuisse. Laure fut terriblement troublée par ce contact. Elle tenta de se reculer, mais fut arrêtée par la sensation très ferme d'une autre anatomie, elle n'eut soudain plus aucun doute sur le fait que son compagnon était également réveillé, et partageait son trouble.

Lorsque le couple en eut fini après un dernier soupir, il y eut quelques chuchotements indistincts, des reptations délicates pendant qu'ils se rajustaient.

Peu de temps après, ils se rendormirent. Laure entendit à nouveau la respiration de l'homme derrière elle, sans doute s'était-il rendormi aussi.

Laure ne parvenait plus à dormir. Elle pensa qu'elle allait rester réveillée jusqu'au matin, et en voulut au couple de l'avoir mise dans cet état et aussi à son propre mari, qui n'était pas là.

A tous petits gestes, Laure défit un bouton, puis deux, puis glissa une main sous son pantalon.

Elle commença à se caresser, sans faire de bruit. Par chance la femme était restée serrée contre son mari, et lui laissait un peu de place.

Au bout d'un moment elle devint consciente que sa propre respiration n'était plus aussi silencieuse qu'elle l'aurait souhaitée. Elle réalisa aussi que le contact de l'homme, derrière elle, avait repris la fermeté qu'il avait eue en entendant le couple. Elle en fut gênée, et troublée, mais pensa qu'elle n'allait pas s'arrêter si près du plaisir. L'homme avait montré qu'il savait être discret, il se rendormirait après.

Puis elle se figea. Une main venait de se poser sur sa cuisse.

La main glissa, une lente caresse qui lui fit se mordre les lèvres pour ne pas gémir. Elle remonta jusqu'à sa taille, s'inséra sous les vêtements, glissant sur son ventre vers sa poitrine, vint toucher ses seins, dégagea les globes du soutien-gorge.

La main était épaisse, les doigts calleux, un contact bien différent de celui auquel Laure était habituée, et d'autant plus troublant.

Les tétons érigés sous la pression, Laure était figée, une partie d'elle-même se demandant pourquoi elle ne réagissait pas alors qu'en même temps une autre partie le savait parfaitement.

La main redescendit, glissa sur la sienne maintenant immobilisée sur son sexe, repoussa l'étoffe du pantalon pour caresser la hanche.

Une autre main se glissa sous la taille de Laure, insista, se força un passage.

La main poussa vers le haut. Laure fut surprise de sa force, comme si elle-même ne pesait rien. Instinctivement, elle souleva sa hanche, obéissant à la pression.

L'autre main remonta vers sa ceinture, et commença à repousser le pantalon déjà détaché et le slip vers le bas. Laure resta passive, pensa qu'il ne parviendrait pas à ses fins sans aide de sa part, tant les vêtements étaient serrés sur ses hanches, et la position peu favorable. A sa surprise, il y parvint cependant, forçant à la limite de la résistance du tissu, lui arrachant une grimace de douleur tant la friction sur sa peau était forte.

Le pantalon à mi-cuisse, elle eut soudain conscience de sa peau nue, offerte. Son coeur battait à toute allure, sa bouche était sèche. Au moins était-elle protégée par le noir absolu, dissimulant sa nudité, l'indécence de son attitude, et pensa-t-elle brièvement celle des actes à venir.

L'homme se rapprocha d'elle. Son sexe tenta de se frayer un chemin entre ses cuisses. Laure restait tétanisée, sans chercher ni à aider, ni à repousser sa tentative.

L'homme parvint à légèrement plier sa jambe supérieure, à s'insérer. Elle dut à nouveau se mordre les lèvres lorsqu'il atteignit son point le plus sensible. La position ne lui permettait pas la pénétration, bien que Laure y ait été physiquement plus que prête, mais dans son mouvement il glissait sur son bouton, propageant en elle une onde irrésistible à chaque mouvement.

Laure se dit qu'après tout, elle ne pouvait pas y faire grand-chose. Elle avait déjà tout oublié du monde, elle oublia maintenant l'abri, et ses voisins, pour ne plus penser qu'au contact sur son sexe, à l'onde délicieuse, aux muscles durs de l'homme contre ses reins, à sa force et sa chaleur derrière elle.

Elle gémit lorsque la main revint vers ses seins, se mit à jouer avec ses tétons.

Elle se mit à onduler, accompagnant le mouvement, puis de plus en plus, le devançant, dans sa recherche de plaisir.

Elle jouit dans un long souffle, qu'elle ne tenta pas de réprimer.

L'homme modifia sa position, cherchant à entrer en elle. Elle se pressa contre lui, mais ce faisant, le repoussa sans l'avoir fait exprès.

Il se retira, puis reprit différemment, glissant dans le creux de ses fesses. La sensation était douce et chaude sur sa peau, et elle le laissa faire, jusqu'à ce qu'il modifie à nouveau son angle et vienne se presser contre son anneau. Elle se contracta, il se retira, s'immobilisa un moment, comme incertain de la suite à donner.

Laure fit rapidement glisser ses vêtements au dessous de ses genoux, et plia cette fois largement sa jambe supérieure. Elle tendit une main en arrière, l'empoigna, s'arrêta un instant, troublée de sa taille et de sa douceur, avant de le guider en elle.

Il la prit, lentement, lui laissant le temps de s'ajuster aux dimensions inhabituelles pour elle, avant de parvenir au plus profond. Il reprit un lent mouvement de va-et-vient. Laure se sentait bien, infiniment femme, contente de la force de l'homme contre elle et en elle, contente de lui appartenir.

Elle perçut la jouissance qui le secoua comme une récompense.

Comme l'autre couple, un peu plus tôt, ils se rajustèrent. Laure était redevenue consciente de leur manque de discrétion, et tenta de limiter l'ampleur de ses mouvements et les bruits d'étoffe, sans vraiment y parvenir, le rajustement de son pantalon étroit n'étant pas plus aisé que son retrait. Heureusement les deux autres, à leur tour, jouèrent le jeu, restant silencieux, qu'ils aient été réveillés ou non.

Laure se rendormit, serrée à nouveau contre son amant de circonstance, cette fois beaucoup plus détendue, confortée par la présence d'une main sous ses vêtements, contre l'un de ses seins.

Des appels les réveillèrent. En écartant les sacs de l'entrée, ils virent que c'était le point du jour. Ils ressortirent un par un, s'entourant de leurs vestes, provoquant les exclamations du groupe venu à leur rencontre, parmi lesquels Laure reconnut immédiatement son mari. Dans la clarté revenue, ils pouvaient maintenant apercevoir le village et ses quelques lumières encore allumées, ils n'étaient pas très loin.

Malgré le froid, Laure sentit soudain la chaleur lui monter aux joues. Elle se jeta dans les bras de son mari, évitant ainsi de croiser son regard. Par dessus son épaule, ses yeux trouvèrent ceux, mi-ironiques, mi-complices, de l'autre femme, qui semblait détendue et en pleine forme. Elle garda ensuite les yeux baissés, préférant éviter ceux de ses compagnons d'une nuit.

La gardant contre lui, son mari prit pour de la joie et de la reconnaissance ce qui n'était que de l'embarras, et pour la seconde fois fut infiniment soulagé, après la nuit d'angoisse qu'il venait de passer.

Laure était consciente, à ses dépends, du fait que l'un de ses seins, celui que son amant avait gardé sous sa main jusqu'au matin, était resté au dessus du bonnet du soutien-gorge. Il lui faudrait endurer l'inconfort jusqu'au village, il n'était pas question de se rajuster en public.

La nuit n'avait appartenu qu'aux amants, mais le jour la ramenait aux réalités.

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